Martin de Tours

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Bihin - Kimmel
Prix de vente réduit :
Prix ​​de vente13,00 €
Remise
Prix / Kg:
ISBN : 10-90023-09-3
Auteur(e) :
Bihin, Françoise Kimmel, Dominique
Illustrateur(trice) :
Bihin Sophie
Pages :
58
Livre format :
15 X 21
Autres infos :
11 dessins N et B
Reliure
Broché

« Mon enfant, j'ai voyagé des années et des années, et j'ai vu dans ma vie bien des choses extraordinaires. J'ai marché avec les grandes caravanes de chameaux qui traversent les déserts d'Égypte ; j'ai vu Jérusalem et la vallée du Jourdain, la mer Morte et ses environs désolés, les oasis verdoyantes où l'homme prend son repos, les palais des rois d'Orient ornés de mosaïques bleues et de jardins aux plantes luxuriantes dans lesquels évoluent des oiseaux paradisiaques... Mais ce que j'ai vu de plus extraordinaire encore, de plus riche, de plus grand, ce sont les ermites. Ces hommes et ces femmes qui choisissent de vivre dans une grotte dans le désert, seuls leur vie durant, pour entendre la voix de Dieu qui leur parle dans le silence. Je ne sais de quoi ils se nourrissent, ce qu'ils boivent, ni comment ils peuvent s'endormir sur la roche dure, dans le froid glacial des nuits du désert d'Afrique. Pourtant j'ai vu dans leurs yeux briller une lumière surnaturelle et leurs paroles sont comme un miel qui coule, comme le feu qui purifie... »

Postface

Martin de Tours, appelé aussi « Martin le miséricordieux », naquit au IVe siècle, en 316 ou 317. Il mourut le 8 novembre 397. Il créa en France la première communauté « cénobitique » c'est-à-dire une communauté de moines vivant ensemble, à la différence de ce que l'on connaissait avec les ermites qui vivaient dans la solitude totale. On explique son lien avec la France par le fait qu'il parlait probablement la langue celte (parlée par les Gaulois), langue qui était aussi pratiquée dans le pays où il avait passé la première partie de son enfance, la Pannonie (aujourd'hui la Hongrie). La tradition veut que la deuxième moitié de son manteau ait été vénérée comme une relique dans une pièce que l'on nomma capella, qui donna plus tard le mot « chapelle », ainsi que le nom d'une des dynasties de rois de France, les Capétiens.

En souvenir de Martin, en France, plus de deux cents villages, plus de trois mille églises ou chapelles portent son nom, ainsi qu'un très grand nombre de ponts, de places, de fontaines ou d'abbayes.

Quel est le rapport entre les lanternes et Martin ? Pourquoi fête-t-on Martin en portant des lanternes à la nuit tombante, chaque année le 11 novembre ? Selon la légende, Martin, portant la bonne parole sur les côtes flamandes, aurait perdu son âne parti brouter plus loin, alors qu'il tentait d'évangéliser les pêcheurs d'un petit village. À la nuit tombée, les enfants du pays se mirent à sa recherche, chacun avec sa lanterne. Ils retrouvèrent l'âne dans les dunes, en train de manger des chardons et des herbes sauvages, et le ramenèrent à Martin.

Il y a aussi un rapport avec le manteau de Martin : ce vêtement coupé en deux symbolise la séparation du froid et du chaud qui apparait aux alentours du 11 novembre. À cette période de l'année, en automne, les arbres perdent leurs feuilles et le froid annonce l'hiver. La lumière décline, et c'est pourquoi on organise en certains lieux une marche aux lanternes, signe de notre lumière intérieure qui ira grandissant jusqu'à Noël, dans l'obscurité de l'hiver.

Cette histoire de Martin de Tours est largement inspirée de la Vita Martini, écrite au début du V siècle par Sulpice Sévère, traduit du latin par Jean-Jacques Bourassé, en 1861, ainsi que par la Légende dorée de Jacques de Voragine (écrite en 1266).

 

L'enfance

La Porte des Eaux

Le voyageur

Martin soldat

Le manteau

Martin quitte l'armée

Voyage en Italie

Martin devient prêtre

Les actes de Martin

Avicien

Les hérétiques

La mort de Martin

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