Communion (la) spirituelle de l'humanité

Steiner, Rudolf

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Prix TTC
10,00 €
Éditeur : Éditions Triades
ISBN : 2-85248-086-4
N° de GA : 219
Communication :
Conférences
Traduction : Bideau, Henriette
Édition année : 1983
Nbre de pages : 95
Reliure :
Broché
Format : 15 X 23
Autres : Extrait de GA 219
Auteur(s) : Steiner, Rudolf
Langue originale :
Allemand
Description

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Première conférence, Dornach, 23 décembre 1922

Le Mystère du Golgotha et la métamorphose des Mystères du plein de l'été en le Mystère du coeur de l'hiver, le Mystère de Noël.

Les Anciens Mystères sont des Mystères de l’Été. Il s’agit alors de connaître les liens qui unissent l'être humain avec ce qui se passe dans la vie terrestre pendant l'été. Lien aux dieux supérieurs. Nécessité d’échapper aux influences lucifériennes. Culte de la fumée montante. Les Mystères du plein de l'été se poursuivent aussi longtemps que les hommes se voient révéler leurs pensées. Siècles précédant le Mystère du Golgotha : les pensées venues d'en haut, les pensées révélées, s'obscurcissent. Nouvelle faculté qui s'éveille en l'homme : conquérir ses pensées par ses propres forces. Les anciens sacrificateurs accomplissent comme une confession et révèlent à la foule des adeptes : nous sommes redevenus des fous. C’est ressenti là comme un moyen de ne pas succomber aux puissances lucifériennes. Cours de l'année vécu de telle sorte qu'allant vers le plein de l'été on s'élève jusqu'à posséder la sagesse. Ensuite : ce passage à la folie et le retour à la sagesse. Art de guérir aussi englobé dans ces anciens Mystères. Pensées de l’homme ressenties comme analogues à l'air respiré. Époque du Mystère du Golgotha : peu à peu les pensées sont ressenties comme analogues au sang. D’un côté : pensées qui se révèlent aux hommes comme provenant des hauteurs sont en danger face aux puissances lucifériennes. D’un autre côté : pensées humaines, – pensées conquises personnellement– et qui sont en danger face aux puissances ahrimaniennes. Disparition de ce sentiment au IVe siècle. L’Ancienne cérémonie des Mystères – fête de l'été –, devient une fête de l’hiver. Période de l’hiver : l'être humain ne s'unit pas à ce qui est présent dans les vastes étendues, mais oriente son âme vers l'intérieur de la terre, il se tourne vers les dieux inférieurs. Besoin de rattacher ces pensées acquises personnellement à la divinité, de christifier intérieurement. Cela devient le moyen de se préserver des forces ahrimaniennes. Le savoir est pour l’homme d'autrefois, ressenti, non comme sa propriété, mais comme un don. Désormais, pour l'homme du présent, son monde de pensées, le savoir inclus dans ses pensées, devient sa propriété. Caractère aristocratique des anciens Mystères : les prêtres accomplissent alors les sacrifices pour les autres. Caractère démocratique de la fête de Noël. Temps anciens : on part des étoiles vues extérieurement, pour ensuite tenter d'absorber en soi, dans son être intérieur, ce que les astres nous disent. Désormais pour apprendre à connaître l'univers, il faut tourner profondément son regard vers l'intérieur de l'homme ; bon moment pour le faire : le temps de Noël. Attitudes superficielles, maintien des habitudes et refus de la nécessité de renouveler ce que doit être la pensée de Noël : ces attitudes sont responsables du grand malheur dans lequel l'humanité a aujourd'hui glissé avec sa civilisation. Attitude fautive de la démarche matérialiste de l'évolution humaine. Nouvel An situé au premier janvier. Le mois de décembre – decem – est le dixième mois de l'année ; les mois de janvier et de février font partie de l'année précédente. Époque romaine : la nouvelle année commence en mars. La véritable lumière prend naissance dans l'obscurité : de cette obscurité doit naître non pas à nouveau l'ombre, mais la lumière.

Deuxième conférence, 24 décembre 1922

Dans les Mystères pré-chrétiens, les secrets de la nature humaine étaient dévoilés à partir du cours de l'année. La voie qui mène à une véritable fête de Noël, c'est-à-dire à l'imprégnation par l'esprit qui est à connaître.

Nuit sainte : moment où l’homme est alors le plus semblable à la terre et rentre complètement en lui-même. Temps pré-chrétiens : sens différent de la pensée de Noël. Le grand Esprit solaire appartient encore aux étendues cosmiques : il n’est pas encore descendu sur la terre. Époques anciennes et chez certains peuples : une science initiatique qui consiste en une lecture de ce que donnent les êtres du monde eux-mêmes. Inspiration venue par exemple du dieu de l'année et qui appartient à peu près au rang des Principautés. Durée de cette lecture : une année (printemps – été – automne – hiver). Dévoilement aux disciples des secrets de l'être humain lui-même. Révélation par l'Instructeur, des secrets du corps physique de l'homme et de la façon dont la force terrestre pénètre la plante de son élan pour la faire bourgeonner. Cours des saisons : les lettres changent de forme et les premières pousses qui avaient parlé du secret du corps physique humain s'ouvrent pour fleurir. On vit avec la terre qui s'ouvre aux étendues du Cosmos. Lecture dans les lettres-fleurs pour apprendre comment l'être humain s'est comporté lorsqu'il est descendu des mondes spirituels vers l'existence terrestre et comment il a concentré la substance éthérique affluant de tous les points du ciel pour former son propre corps éthérique. Moment de l'automne : lecture de ce que l'on ressent comme un retour sur soi-même de la terre dans le Cosmos. Des festivités célébrées dans la seconde moitié de septembre sont, dans certaines contrées rurales, des traces de ces moments : la fête de la Saint-Michel. Ce mouvement de repli de l'humanité vers l'esprit des Hiérarchies lors de la Saint-Michel indique ce qui doit conduire l'humanité sur les voies de l'esprit quand le chemin extérieur par les étoiles et par le soleil a perdu de sa force. Connaissance des secrets du corps astral de l'homme.Temps dont notre actuelle période de Noël représente le milieu : la lecture devient mystique. Ce que les disciples doivent alors comprendre : Il faut maintenant que vous voyiez le soleil de minuit, que vous regardiez le soleil à travers la terre. La fête de la profonde nuit hivernale devint une fête de la douleur, de la souffrance, par laquelle l'homme doit connaître qu'il ne peut pas trouver le chemin vers son moi au sein de l'existence physique terrestre. Dévoilement des secrets de la nature humaine en puisant au cycle de l'année. La science spirituelle anthroposophique nous montre comment les lettres inscrites dans le cœur et les poumons, dans le cerveau et dans toutes les parties de l'organisme humain nous dévoilent les secrets de l’univers. Nécessité de trouver la voie qui mène de la fête de la Saint-Michel à la fête du profond de l'hiver, et qui doit contenir un lever de soleil spirituel. Dans le devenir terrestre humain nous devons éviter de nous adonner nous-mêmes à l'illusion d'une lumière présente dans la vie extérieure – mais nous devons reconnaître cette vérité que les ténèbres y sont présentes, mais que dans ces ténèbres il faut que soit recherchée la lumière que le Christ a voulu apporter au monde. Il faut que les ténèbres comprennent la lumière. Se pénétrer de cette lumière dans le silence, dans son être intime, entre aujourd'hui et demain, c'est là la consécration la plus profonde qui puisse s'accomplir de notre temps.

Troisième conférence, 29 décembre 1922

Nécessité et liberté. Cours de la journée, cours de l'année, état de veille et état de sommeil ; le cours de la nature et l'être humain. De la vie en union avec le cours du monde naît le culte cosmique.

Deux pôles opposés dans la vie humaine. Nécessité et liberté. Pour les représentants de la science actuelle la liberté est quelque chose d’impossible, une illusion qui vit dans l’âme humaine : l'homme, lorsque sa volonté est placée devant une décision à prendre, a d'une part les motifs qui parlent pour, et d'autre part ceux qui parlent contre, et qui agissent sur lui des deux côtés. Ce n'est pas, disent-ils, l’homme qui prend la décision : ce sont les motifs qui représentent le plus grand nombre et la plus grande force et qui l’emportent sur les autres motifs. Face à cette conception, une considération d’ordre éthique : la dignité de l'homme dans le monde ne se réaliserait pas s'il était ainsi le jouet d'impulsions pour et d'impulsions contre. Le sentiment de la liberté vit dans le vouloir humain.Dans des temps très lointains, à la place de la nécessité naturelle, il y avait des forces agissantes qui étaient là, et ces influences étaient attribuées à une providence divine, spirituelle. Impossibilité d’obtenir une vue de l’ensemble de l’organisme humain à partir d’observations isolées et fragmentées. Nécessité d’avoir une idée englobant et ressentant spirituellement le tout, pour se composer un édifice éclairé par la lumière des faits. Le cours de la journée est une première vision totale de cette nature : une sorte d'organisme de temps qui rassemble une somme de processus naturels qui peuvent s’étudier isolément. Le cours de l'année est une totalité plus vaste. Processus du cours de l’année : somme incommensurable de processus naturels qui se déroulent depuis la vie de la racine jusqu'à la vie dans les feuilles vertes, puis dans les pétales colorés. En automne, déjà une autre sorte de processus. Cours de l'année et nécessité naturelle. Seule la véritable expérience acquise donne la connaissance : c’est la source des véritables connaissances. Aucune théorie n’en fournit, puisqu’elle part, elle, d’un domaine spécial quelconque et généralise ce qui s'y passe. Sommeil : début d’une vie dans l’organisme éthérique – ce qu'à l'extérieur nous voyons être réalisé dans le domaine minéral et végétal seulement. Investigation spirituelle pour l’observation de l’homme physique endormi : une image fidèle de ce qu’est la terre durant le printemps et l'été. Dormir signifie ceci : le printemps et l'été s'instaurent dans les corps physique et éthérique. Au réveil, le moi et le corps astral reviennent et toute la vie jaillissante et bourgeonnante des corps physique et éthérique se retire à l'arrière-plan. Deux périodes successives de sommeil et de veille : c’est une image microcosmique du printemps, de l'été, de l'automne et de l'hiver. La méthode de la science spirituelle, en suivant pendant 24 heures, l'organisme physique et éthérique de l'homme permet de parcourir, dans le microcosme, le cycle de l'année. Moi et corps astral sont vraiment, pendant le sommeil, dans leur saison d’hiver. Pendant le sommeil, pour l'homme, les corps physique et éthérique connaissent la saison d'été, et son moi et sa nature astrale la saison d'hiver. C'est l'inverse pendant la veille. Sur la Terre il y a simultanément dans les différentes régions l'été et l'hiver, mais ces saisons ne peuvent s’imbriquer l’une dans l’autre : elles ont cours à des moments successifs. En l'homme, l'été et l'hiver s'insèrent constamment l'un dans l'autre dans le microcosme. Quand l'homme dort, son été physique est mêlé à son hiver spirituel ; quand il est éveillé, son hiver physique se mêle à son été spirituel. Il y a toujours, chez l'être humain, simultanément hiver et été. Été de l'esprit avec hiver du corps ; et, à un autre moment hiver de l'esprit avec été du corps. Pour une contrée terrestre ces deux états ne peuvent se neutraliser : ils se succèdent. Dans l'être humain cela se neutralise, cela s'annule et ce qui apparaît comme une nécessité naturelle quand cela se déploie dans le temps, s'imbrique en un ensemble, se neutralise : c'est ce qui fait de lui un être libre. Goethe : l'art révèle une sorte de secrets de la nature sans lesquels on ne comprend absolument pas vraiment la nature. —Il faut comprendre la forme artistique de l'univers. Aller de la forme des concepts purement scientifiques à la connaissance artistique, et faire alors le troisième pas, celui de l'approfondissement religieux.

Quatrième conférence, 30 décembre 1922

La position du mouvement de rénovation religieuse vis-à-vis du mouvement anthroposophique.

Les anciennes conceptions du monde reposaient sur une connaissance imagée du spirituel. La connaissance se manifestait directement de façon telle qu'elle n'était pas communiquée seulement par des paroles, et par les moyens qui progressivement sont devenus ceux de la création artistique : représentation corporelle imagée dans les arts plastiques, représentation par le son et la parole dans les arts de la musique et du verbe. Troisième degré : la révélation religieuse, cultuelle, de l'essence du monde, de telle sorte que les pensées et les sentiments, et aussi l'impulsion volontaire la plus intime, se donnaient à ce divin-spirituel. Aujourd'hui déjà le mouvement anthroposophique, depuis longtemps, ne coïncide plus avec la Société anthroposophique. La Société anthroposophique, si elle veut réaliser son essence, doit effectivement porter pleinement l'impulsion du mouvement anthroposophique. Naissance d’un mouvement religieux, cultuel, qui a beaucoup à faire avec le mouvement anthroposophique, mais ne devrait pas être confondu avec lui. Le mouvement religieux, cultuel, qui se nomme "mouvement de rénovation religieuse" en vue de la rénovation du christianisme. Il ne peut y avoir de confusion. Nécessité d’éviter tout prosélytisme. Nécessité que soit trouvé, par une voie qui convienne, le chemin d'une vie spirituelle conforme à l'humanité d'aujourd'hui. La force et l'énergie de l'impulsion anthroposophique globale ne doivent pas être affaiblies. L'impulsion anthroposophique ne doit pas devenir quelque chose comme, par exemple, chimie comme la chimie d'aujourd'hui, pas plus qu'elle ne doit devenir physique comme la physique, etc. Cela ne doit absolument pas être. Un mouvement pour la rénovation religieuse peut cheminer, et un tel mouvement est non seulement

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