Méthodes d'initiation anciennes et nouvelles

Steiner, Rudolf

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Prix TTC
32,00 €
ISBN : 2-88189-225-6
N° de GA : 210
Communication :
Conférences
Traduction : Villetet, Claudine
Édition année : 2009
Nbre de pages : 324
Reliure :
Relié
Auteur(s) : Steiner, Rudolf
Langue originale :
Allemand
Description

MÉTHODES D'INITIATION ANCIENNES ET NOUVELLES

Drame et poésie à l'époque moderne

I – MÉTHODES D’INITIATION ANCIENNES ET NOUVELLES

 

PREMIÈRE CONFÉRENCE Dornach, 1er janvier 1922

 

_ Allocution du Nouvel An
Le monde moral et le monde matériel, deux sphères séparées pour la conscience contemporaine. La mission de la science initiatique et ses moyens d’expression. La connaissance de la polarité en l’être humain. Caractérisation de ce qui est luciférien et ahrimanien dans le corps, l’âme et l’esprit de l’être humain. L’action d’Ahriman et de Lucifer dans l’activité pensante et dans la volonté. Dynamique luciférienne et ahrimanienne dans l’histoire (d’Augustin au 15e siècle : attitude défensive contre les tendances lucifériennes, et depuis Galilée, contre les tendances ahrimaniennes). Le danger de la phrase creuse : exemples des discours de Bismarck et Robespierre sur le droit au travail. La science de l’initiation, chemin menant d’un contenu purement logique à l’expérience de ce qui est vivant et vrai.

 

DEUXIÈME CONFÉRENCE Dornach, 7 janvier 1922
L’ouest, l’est et le centre
Nécessité d’une entente au sujet des questions sociales mondiales. L’importance sociale du Christ. Distinction objective de trois formes de civilisation dans l’humanité à l’ouest, à l’est et au centre. Sensibilités profondes envers le monde spirituel et divin opposées à l’ouest et à l’est. Le savoir et la foi, aspiration duelle à s’unir à d’autres régions de la terre. Vladimir Soloviev, exemple de collaboration sur le plan spirituel à l’échelle de la terre. Comparaison entre sagesse universelle originelle et langage d’aujourd’hui comme moyens de compréhension. Le Christ, impulsion pour l’unification sociale de l’humanité. Le mystère du Golgotha, moment de la naissance d’un âge nouveau : rencontre des porteurs de la sagesse humaine suprême (les trois mages d’Orient) et solitude des âmes plongées dans le rêve (les bergers dans la campagne). Augustin et l’antique sagesse.

 

TROISIÈME CONFÉRENCE Dornach, 8 janvier 1922
L’évolution de la vie religieuse dans les civilisations postatlantéennes
L’évolution de l’esprit humain du point de vue historique : métamorphose de la sensibilité religieuse au cours des cinq cultures postatlantéennes (schéma au tableau pour donner une vue d’ensemble). Avancée vers une conception du monde véritablement religieuse : par la connaissance imaginative, accès à la géosophie, par la connaissance inspirée, accès à la cosmosophie, par la connaissance intuitive, accès à la philosophie. Symbole d’un mouvement tourbillonnaire pour l’évolution d’impulsions originelles des traditions à l’est et à l’ouest.

 

QUATRIÈME CONFÉRENCE Dornach, 11 février 1922
Méthodes d’initiation anciennes et nouvelles - I
Les mystères, origine de la connaissance spirituelle jusqu’à l’époque de Thalès de Milet. Le concept de « Prince de ce monde » dans les mystères et sa révolte devant le mystère du Golgotha. Les deux principaux rites préparatoires pour les mystes dans les centres de mystères antiques : le breuvage d’oubli et la provocation d’états d’effroi. Les effets de ces rites dans l’organisme physique. L’expression médiévale de « Prince usurpateur de ce monde », désignant une entité ahrimanienne. Effets de cette entité dans la nature extérieure (chaud et froid) et à l’intérieur de l’être humain (palissement dû au brassage de pensées abstraites). La différence essentielle dans l’évolution spirituelle entre les méthodes d’initiation antiques et modernes. Transformation de la volonté autrefois et aujourd’hui.

 

CINQUIÈME CONFÉRENCE Dornach, 12 février 1922
Méthodes d’initiation anciennes et nouvelles - II
Intellectualisme différent avant et après le mystère du Golgotha. Le corps, appareil de pensées. Le chemin actuel vers la connaissance imaginative passant par l’activité pensante ne s’aidant pas du corps. Exercices de la volonté (rétrospective du soir). Orientation dans le monde de l’esprit. La pensée exacte, préparation à une vision juste des mondes spirituels supérieurs. Ennoblissement des sensations a priori et des jugements hâtifs.

 

SIXIÈME CONFÉRENCE Dornach, 17 février 1922
La traversée de l’organisation physique et sensible par l’entité humaine « âme-esprit »
Caractéristiques psychiques de l’entité âme-esprit lors de la traversée de l’organisme physique et sensible, depuis la conception jusqu’à la fin de l’incarnation physique. La pensée dans l’être humain, ombre de la vie cosmique avant la descente dans le monde physique. Le cerveau, reflet du ciel étoilé. Métamorphose de l’âme-esprit lors de l’entrée dans l’existence terrestre et au moment du franchissement de la porte de la mort. Expérience de l’existence pré terrestre à travers la compassion pour d’autres êtres. Signification de la peur avant la descente et sa métamorphose en sentiment de sa propre valeur et volonté. Le développement d’un corps de pensées vivant. Métamorphose de l’empathie et du sentiment de sa propre valeur en un corps de pensées et un être d’énergie au moment du franchissement de la porte de la mort. Différences dans la conception de la nature dans l’Ancien Testament et le Nouveau Testament.

 

SEPTIÈME CONFÉRENCE Dornach, 18 février 1922
La structure ternaire de l’organisme humain et les vies terrestres successives
L’organisme humain physique tripartite dans son rapport avec la vie terrestre précédente et l’écho des expériences faites par l’âme entre la mort et une nouvelle naissance. L’idée, cadavre de l’âmeesprit. La métamorphose de l’organisation physique de l’être humain selon l’incarnation précédente. La quête d’une réponse à l’énigme du monde dans l’abstraction ahrimanienne (Philon d’Alexandrie) et dans l’entité de l’être humain (Mystère du Golgotha). La lutte de deux courants pour accéder à la compréhension intime du christianisme : Sophia, la Nature païenne et le courant hébraïque de l’ancien Testament (Yahvé). Le Cyprien de Calderón comparé au thème de Faust chez Lessing et chez Goethe.

 

HUITIÈME CONFÉRENCE Dornach, 19 février 1922
Le rattachement de l’être humain au cosmos
Les trois étapes de l’écriture du Faust par Goethe. Vivification de la pensée morte par la connaissance imaginative, qui s’élève à la connaissance inspirée et à la connaissance intuitive. L’être humain ternaire dans son lien avec les quatre éléments et l’imagination, l’inspiration, l’intuition. Les Écrits scientifiques de Goethe et son Conte. L’allusion de Ruedorffer à la nécessité d’un changement de paradigme pour le salut de la civilisation (Les trois crises). Karl Julius Schröer à propos de Goethe et du médecin viennois Oppolzer. La lutte pour l’esprit dans le Faust de Goethe et dans le Cyprien de Calderón Le caractère christique de notre théologie (Overbeck).

 

_ II – LA RÉVOLUTION DE LA CONSCIENCE À L’ÉPOQUE MODERNE : DRAME ET POÉSIE

 

PREMIÈRE CONFÉRENCE Dornach, 24 février 1922
Shakespeare, Goethe et Schiller à la lumière de la révolution spirituelle du 15 [1] siècle
La littérature du 15e siècle, expression de cette étape du développement de l’humanité. Goethe : échos de la révolution spirituelle marquant le passage de la quatrième à la cinquième époque postatlantéenne, particulièrement sensibles dans le personnage de Faust. Influence de Herder sur la présentation par Goethe de la magie selon Faust. Hamlet, élève de Faust. Les drames shakespeariens : passage des consciences vers l’intellectualisme. Les Brigands de Schiller, protestation contre la pédagogie de la Karlschule. Les principes ahrimanien et luciférien chez Karl et Franz Moor. La révolte de Schiller contre l’époque intellectuelle dans Cabale et amour. Comparaison des luttes à l’ouest, en Europe du Centre et à l’est.

 

DEUXIÈME CONFÉRENCE Dornach, 25 février 1922
Goethe et Schiller en lutte contre la montée en puissance de l’intellectualisme aux dépens de l’ancienne spiritualité
La position de Goethe et de Schiller dans l’histoire de l’esprit de l’humanité à l’époque de la révolution spirituelle. La collaboration des deux écrivains. Parallélisme entre le Wallenstein de Schiller, sa Fiancée de Messine et le Faust de Goethe. La révolution spirituelle dans les Lettres sur l’éducation esthétique de Schiller. Allusion de Goethe au chemin menant au monde imaginatif par le Conte. Le droit à l’imagination dans la « Cuisine de sorcières ». La recherche d’une dimension cosmique chez Schiller dans sa Fiancée de Messine, La Pucelle d’Orléans, Demetrius et le fragment Les chevaliers de Malte. La légende de Théophile de la nonne Hroswitha. La critique de Theodor Vischer relative à la seconde partie de Faust. L’incompréhension manifestée par le 19e siècle envers l’objectif visé par Goethe dans son Wilhelm Meister et dans Les affinités électives. Développement de la force de pensée, source conduisant à l’imagination, à la cinquième époque postatlanténne.

 

TROISIÈME CONFÉRENCE Dornach, 26 février 1922
La quête moderne du monde spirituel par l’âme
La nostalgie de l’accès au monde spirituel. Variante de la quête de l’esprit dans le Parzival de Wolfram von Eschenbach. Les effets profonds de la force morale dans Le Pauvre Henri de Hartmann von der Aue. Atmosphères différentes dans Parzival (12e siècle) et dans Simplicimus de Christoffel von Grimmeshausen (17e siècle). L’élément de la langue parlée dans notre âme. La transformation de la langue au passage de la quatrième à la cinquième époque postatlantéenne. Étude de la sensibilité, du point de vue de l’esprit, dans Till Eulenspiegel, en rapport avec la langue. Histoires villageoises fondées sur la quête de la nature essentielle de l’être humain suscitée par l’intellectualisme du 19e siècle : Jeremias Gotthelf, Immermann, George Sand, Grigorovitch et Tourgueniev.

 

QUATRIÈME CONFÉRENCE Dornach, 19 mars 1922
L’idéal de liberté chez Schiller et Goethe
Le caractère fondamental de la Révolution française. Comment l’homme, être social, peut-il parvenir à la liberté ? Goethe, Schiller et la question de la réalisation de la liberté sur cette terre. Wilhelm Meister, représentant d’une humanité authentique, véritable. Le problème d’une « société esthétique » chez Schiller. Le concept du tact moral dans la Philosophie de la liberté. Effets de l’immersion confiante dans les données de la recherche imaginative en médecine, en art, et dans la vie sociale de l’homme d’aujourd’hui. Contenu donné à la vie par le fait de se familiariser avec les vérités issues de l’imagination, de la connaissance inspirée et de l’intuition.

 

III – DEUX CONFÉRENCES ISOLÉES

 

CONFÉRENCE ISOLÉE Mannheim, 19 janvier 1922
Le passage du seuil _Passage conscient et inconscient du seuil du monde spirituel. Le gardien du seuil, puissance spirituelle véritablement réelle. Danger d’un passage du seuil sans préparation. Le monde de l’autre côté du seuil. Le monde des images oniriques et leurs forces destructrices. La future mort de la terre par la chaleur. La différence entre le passage du seuil au moment de l’endormissement et au moment de la mort. Correspondance entre « immortalité » et « innatalité ». La pédagogie Waldorf en lien avec la fatigue des enfants, un signe de l’époque. La compréhension au niveau d’âme entre l’ouest et l’est dans la vie économique. La signification suprasensible du mystère du Golgotha jusqu’au 4e siècle. Le changement de nature du lien de l’homme avec le Christ par suite de la pensée matérialiste née au 15e siècle. Aspiration à retrouver l’entité du Christ. Différences dans ce qui est ressenti comme tâche spirituelle humaine chez les philosophes de l’est et ceux de l’ouest (Spencer, Soloviev, Harnack, Mill, Bergson, Wundt).

CONFÉRENCE ISOLÉE Breslau, 1er février 1922
Imagination, inspiration et intuition, actes sur le chemin de la réincarnation
Disharmonie entre les idéaux moraux et la connaissance scientifique actuelle. Kant-Laplace et la mort de la Terre par la chaleur selon les lois de la physique. Croyance en la permanence de l’énergie matérielle entraînant une discordance avec la question du destin de nos impulsions religieuses et de nos idéaux moraux. L’anthroposophie, chemin allant plus loin que le fait scientifique de la mort, et conduisant à l’union de l’âme avec l’esprit. Imagination, inspiration et intuition, degrés de connaissance. Relations de l’être humain avec les hiérarchies avant et après la mort. Le monde des anges rendu accessible à la conscience, importance de l’amour pour l’esprit du peuple. La contre-image des trois degrés de connaissance supérieure dans le monde spirituel pendant l’ascension qui suit la mort et sur le chemin de retour vers une incarnation nouvelle. Déconstruction de matière, condition nécessaire à l’édification des idéaux moraux. La mort, synthèse des forces de mort continuellement à l’oeuvre en nous. La résurrection, source de courage pour édifier une matière nouvelle, porteuse d’un ordre du monde moral.

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