Karma (le) Tome III considérations ésotériques

Steiner, Rudolf

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Prix TTC
28,00 €
ISBN : 2-88189-089-X
N° de GA : 237
Communication :
Conférences
Traduction : Waddington, Henriette - Bideau, Marcel
Édition année : 1996
Nbre de pages : 225
Reliure :
Relié
Format : 12 x 18
Auteur(s) : Steiner, Rudolf
Langue originale :
Allemand
Description

Première conférence, Dornach, 1er juillet 1924

L'intellectualisme et l'attitude intérieure qui précéda: l'homme reçoit les pensées de l'éther cosmique. L'aristotélisme hispano-;islarnique maintient encore au début du Moyen Age l'ancienne conception; pour la population européenne, il fallait que vienne une impulsion particulière afin que se développe l'âme de conscience. Deux courants spirituels: les philosophes arabisants et leurs adversaires, les scolastiques, qui représentent l'individualisme. Violents combats intérieurs à l'époque de cette lutte et de son enjeu: l'âme de conscience et la réalité de la pensée.

Deuxième conférence, 4 juillet 1924

Les forces cosmiques qui préparent le karma. Dans le karma, les incarnations antérieures agissent sur les incarnations ultérieures comme un instinct spirituel à l'intérieur du Moi; cette action devient consciente après la mort. Le réseau des relations karmiques. Transposition des actes terrestres des hommes en actes célestes des âmes lorsque, à l'occasion d'une action commune des êtres humains, une activité sainte, spirituelle, intervient dans le monde physique, sensible. La conséquence céleste de certains événements qui se sont déroulés sur terre descend vers la terre comme une pluie fine en images-reflets de pensées vivantes. Mais les fantômes très réels de l'époque précédente rôdent autour des hommes d'aujourd'hui, attirés par les tendances ahrimaniennes de notre temps.

Troisième conférence, 6 juillet 1924

Rapport entre ce qui se passe dans le ciel et l'existence de l'homme sur terre. Ce qui se passe ici sur terre est en corrélation avec le monde spirituel et s'exprime dans l'écriture céleste. Quel est le fondement spirituel cosmique d'une communauté telle que la Société anthroposophique? Par quelle prédestination une âme se trouve-t-elle conduite vers l'anthroposophie? - La nostalgie du Christ accompagne de nombreuses âmes de leur existence pré-terrestre dans leur existence terrestre; l'effort pour connaître à nouveau le Christ comme l'être solaire est un effet en retour des grandes Imaginations cosmiques. Le sentiment du Christ se mêle aux représentations du paganisme antique; cela implique pour beaucoup d'âmes la possibilité de succomber aux tentations de Lucifer et d'Ahriman.

Quatrième conférence, 8 juillet 1924

Il faut distinguer dans le mouvement anthroposophique deux groupes d'âmes: l'un a un profond besoin du coeur de donner au Christ une position centrale; l'autre veut connaître le Christ à partir de la cosmologie, de l'histoire de la terre et de l'humanité. Les raisons de cette répartition remontent au temps des oracles atlantéens. Importance particulière de l'incarnation qui se situe dans les premiers siècles de notre ère. L'un de ces groupes d'âmes était déjà las du paganisme, il s'enflamma dans son coeur pour le Christ; l'autre, qui avait connu un petit nombre d'incarnations sur terre, était encore empli des puissantes impulsions du paganisme antique et adopta le christianisme avec un intellect imprégné de sensibilité. Le premier groupe, qui avait connu après la mort les puissantes Imaginations du début du XIXe siècle, apporta sur terre la nostalgie d'une certaine connaissance de la cosmologie, l'autre reçut ces impulsions surtout dans sa volonté, comme s'il se souvenait d'une décision qu'il aurait prise.

Cinquième conférence, 11 juillet 1924

Il y avait dans les dispositions des âmes de ces deux groupes, pendant les premiers siècles chrétiens, un élément commun: une perception, légère mais néanmoins bien présente, de l'aura de la nature à l'oeuvre, et, entre l'endormissement et le réveil, la perception d'une lumineuse spiritualité entrant à flots dans le monde. Au sentiment de la nature s'ajouta aux Ve, VIe siècles, la réflexion sur la profondeur des forces qui déclenchent dans l'âme le bien et le mal, et cela notamment parmi les hommes marqués par l'influence de l'Orient (Bulgares, hérétiques). Vient ensuite le temps où la perception de la lueur scintillante au-dessus des plantes et des animaux s'éteint; le murmure de cette spiritualité se tait, mais on peut encore parler de cela comme de quelque chose de connu; puis ce fut le temps de ce qu'on appelle le crépuscule du Logos vivant. Cela est en liaison avec la naissance du catéchisme et le fait que la messe perdit son caractère ésotérique. L'attitude foncière des âmes qui vivent entre le VIIe et le XXe siècle: le Christ n'est plus connu dans son essence, le culte n'est plus compris; il faut que naisse sur terre la force qui permettra aux âmes de recevoir le Christ.

Sixième conférence, 13 juillet 1924

De hauts lieux de connaissance, successeurs lointains des Mystères, ont existé dans les premiers siècles chrétiens. On n'y parlait pas de lois de la nature, mais de la puissance créatrice de la déesse Nature. Puis disparaît, aux VIIe, VIIIe siècles, le lien vivant ténu avec le monde spirituel; mais une certaine conscience de ce lien trouve refuge dans des centres d'enseignement dont les impulsions vivantes ne cessèrent qu'aux XIIe, XIIIe siècles. Un enseignement sur la vie des éléments, la marche des étoiles mobiles, l'océan cosmique, les mystères du Moi, fut dispensé sous la forme d'un corps de doctrine jusqu'au tournant des XIVe, XVe siècles. L'école de Chartres, Cluny. Même à l'Université d'Orléans, des doctrines de ce genre sont cultivées vers la fin du XIIIe siècle. Platonisme et aristotélisme. Au début du XIIIe siècle, important échange d'idées dans le monde spirituel aux fins d'introduire sur terre une nouvelle spiritualité. Un merveilleux accord entre les âmes d'en haut et celles d'en bas en est la conséquence. C'est dans cette atmosphère spirituelle que la Rose-Croix authentique put agir.

Septième conférence, 28 juillet 1924

La prise en charge de l'intelligence par la personnalité humaine conduit celle-ci vers le libre arbitre. L'intelligence cosmique descend des cieux sur terre dans les premiers siècles chrétiens, et jusqu'aux VIIIe, IXe siècles. La scolastique, ou le combat de l'homme aux fins de comprendre clairement cette intelligence qui afflue du haut des cieux. L'âme de conscience peut s'intégrer à cette intelligence. La sagesse de la RoseCroix: posséder quelques clartés sur cette situation. Dans la sphère solaire, Michaël rassemble les âmes qui au début du XVe siècle se réunissent dans l'école michaélique suprasensible. A partir de ce moment, l'élément michaélique devait être élaboré par l'intelligence individuelle de l'âme humaine, jusqu'à ce que commence sur terre, à la fin du XIXe siècle, la nouvelle ère michaélique. La grande crise qui débute au XVe siècle et dure encore aujourd'hui est le combat d'Ahriman contre Michaël. Ahriman veut rendre entièrement terrestre l'intelligence autrefois cosmique. L'intelligence cosmique passe dans l'organisation neuro-sensorielle de l'être humain; du monde spirituel, ce passage est vécu comme un orage cosmique. Il en fut de même pour la dernière fois à l'époque de l'Atlantide, lorsque l'intelligence cosmique prit possession du coeur de l'homme, tout en restant cosmique. Il faut maintenant que l'homme-tête, en spiritualisant l'intellect, devienne homme-coeur.

Huitième conférence, 1 er août 1924

L'avant-dernier règne de Michaël, son caractère cosmopolite et son but: malgré la chute, l'homme peut s'élever jusqu'à la divinité. Depuis le VIIIe ou le IXe siècle, la régence de l'intelligence est passée des mains de Michaël dans celles des hommes. Le combat des scolastiques contre les héritiers musulmans d'Aristote. Dans l'école suprasensible est souligné le caractère fondamental de l'ancienne sagesse des Mystères - en particulier la doctrine du péché originel; annonce de la venue d'un nouveau Mystère, qui compte sur la pleine intelligence de l'homme. Une atmosphère de découragement était présente dans les anciens Mystères à l'époque d'Alexandre; elle s'exprimait dans le sentiment que l'homme ne pouvait plus trouver l'accès au monde spirituel. Ce fut le temps de la grande épreuve. Le mot d'ordre de Michaël: l'être humain doit parvenir à saisir le divin sur terre sous une forme qui ne soit pas entachée de péché. De nos jours, l'homme prend possession de l'intelligence; la nuance particulière de cette prise de possession consiste à sentir qu'il faut prendre garde au but poursuivi par Ahriman: faire en sorte que les hommes soient possédés de lui. La mission des anthroposophes est d'acquérir le sens que le cosmos est aujourd'hui le théâtre de ce combat d'Ahriman contre Michaël. Reflet terrestre de la doctrine suprasensible de Michaël chez Raymond de Sebonde. L'impulsion de Michaël peut se lire non seulement dans le Livre de la Révélation, mais aussi dans le Livre de la Nature.

Neuvième conférence, .3 août 1924

Les forces de Michaël agissent sur l'homme tout entier, et par là elles agissent fortement jusque dans le karma physique. L'époque de la grande crise. Ce qu'il y a de décisif dans l'impulsion michaélique. Le spirituel se prépare à donner à la race son caractère. Observation des rapports karmiques plus profonds; leur action va jusqu'aux Hiérarchies les plus proches de l'homme. Le royaume des Anges se partage en deux tandis que se constitue sur terre la communauté michaélique. Aller de l'avant dans l'esprit de Michaël signifie ne se laisser détourner par aucune considération de progresser dans la direction où portent aujourd'hui les forces vives de l'anthroposophie. L'intellectualisme aujourd'hui partout répandu est une nourriture spirituelle pour les forces ahrimaniennes. Les possibilités offertes à Ahriman d'intervenir dans la civilisation ne cessent de grandir. Assourdissement et déviations de la conscience donnent à Ahriman la possibilité d'entrer dans des corps. Notre époque est celle des grandes décisions.

Dixième conférence, 4 août 1924

L'impulsion karmique qui pousse l'homme vers le spirituel rassemble ce qui a été vécu par l'âme comme on l'a décrit - avant sa descente dans le corps terrestre. L'anthroposophe doit faire preuve d'une initiative qui vienne du plus profond de l'être; il est nécessaire de tenir compte des prédispositions karmiques et de la contre-image spirituelle des impulsions qui poussent vers l'anthroposophie. L'initiative est minée ou dévoyée par tout ce que l'intellectualisme matérialiste répand d'inutile par la parole et par l'écrit. Un sentiment général: la peur de la vie. Le matérialisme n'est vrai que pour la vie physique. Un spectacle bouleversant: ceux auxquels leur karma ne permet pas d'accéder à la spiritualité. Les forces de Michaël modèlent la physionomie et les formes du corps. A ceux qui se tiennent dans le champ du matérialisme il sera montré que l'esprit est créateur, parce qu'ils le verront de leurs yeux. Ahriman aspire à agir sur les âmes en pénétrant pour un temps le corps de l'être humain.

Onzième conférence, 8 août 1924

L'immortalité personnelle n'est une vérité que depuis que l'âme de conscience est entrée lentement et progressivement dans l'humanité. L'intelligence solaire et les intelligences planétaires agissent en commun. Puis, au IXe siècle, avec la descente de l'intelligence cosmique parmi les hommes, scission des puissances cosmiques qui jusque-là agissaient de concert; l'intelligence solaire de Michaël et les intelligences planétaires entrent en opposition. C'est dans ce contexte qu'intervient le Concile oecuménique de 869, signal d'un événement prodigieux qui se produit dans le monde spirituel: scission des Anges qui dirigent les âmes des hommes; par là, le désordre entre dans le karma de l'homme; d'où l'aspect chaotique de l'histoire moderne. Avec l'entrée de Michaël dans la régence de la terre s'éveille, chez ceux qui sont allés avec lui, la force de mettre de l'ordre dans leur karma.

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